Laboratoire de Biotechnologie Végétale
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Activation des méristèmes latéraux et induction de galles feuillées suite à l’infection de bourgeons de Populus tremula x P. alba par Rhodococcus fascians D188.

 

 

Interaction Rhodococcus fascians - plantes

 

Par leur capacité à modifier profondément le développement végétal, les bactéries hyperplasiantes constituent des outils biologiques puissants permettant de mieux comprendre l’organogenèse végétale et les réseaux de régulation génétique de base impliqués dans celle-ci. A ce titre, Rhodococcus fascians occupe une place particulière parmi ces bactéries puisque ce microorganisme Actinomycète induit la formation de structure morphologique organisée (appelée galle feuillée) comportant de très nombreux méristèmes dormants mais aptes à initier le développement de nouveaux individus entiers et fertiles. Les premiers évènements de l’interaction R. fascians-plante comprennent une activation de la division et un probable dérèglement de la balance phytohormonale des cellules infectées, ce qui conduit à une modification de l’expression des gènes dans les cellules végétales infectées et à l’établissement d’une niche écologique où la bactérie trouve un environnement optimal pour sa physiologie résultant d’une modification de la composition en métabolites secondaires des tissus infectés [1-11]. L’aspect le plus spectaculaire de cette interaction réside dans la capacité de R. fascians a reprogrammé des cellules différenciées pour leur faire arpenter une nouvelle voie de différenciation cellulaire [11].

Ce projet a pour but de contribuer à la compréhension des mécanismes par lesquels R. fascians reprogramme les cellules végétales vers une nouvelle voie de différenciation conduisant à la formation de la galle feuillée. Afin de couvrir les différentes étapes de l’organogenèse de la galle feuillée, différentes plantes modèles qui répondent à R. fascians [8] sont utilisées: Arabidopsis thaliana, le tabac (Nicotiana tabacum) et le peuplier (Populus tremula x P. alba).

 

 

 

 

 

 

 

[1] Vandeputte, O., et al. (2007). New Phytolologist 175, 140-54. [2] Vandeputte, O., et al. (2007). Molecular Plant Pathology 8, 185-194. [3] Depuydt, S., et al. (2008). Plant Physiology 149, 1366-86. [4] Depuydt, S., et al. (2008). Plant Physiology 146, 1267-81. [5] Depuydt, S., et al. (2008). Plant Physiology 149, 1387-98 [6] Nouar, E.H., et al. (2003). European Journal of Plant Pathology 109, 327-330. [7] Simon-Mateo, C., et al. (2006).  Molecular Plant Pathology 7, 103-112. [8] Vereecke, D., et al. (2000). Planta 210, 241-51. [9] Vandeputte, O., et al. (2005).  Applied and Environmental Microbiology 71, 1169-77. [10] Pertry, I., et al. (2009). Proceedings of the National Academy of Sciences USA 106, 929-934. [11] de O'Manes, C.L., et al. (2001). Molecular Plant Microbe Interactions 14, 189-95.